La permaculture nous apprend à prendre soin du sol, pour qu’il prenne à son tour soin des cultures. ♨️ Attention: ceci n’est pas un article sur le jardinage. Le sol d’une entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la composent. La permaculture dit qu’il n’y a pas de mauvais sol … seulement de mauvais jardiniers. Le travail essentiel du jardinier permacole est de maintenir le sol vivant, grouillant de bactéries et de vers de terre : 🌻 Un sol vivant permet aux plantes de mieux absorber les nutriments. Sans vie, un sol sera riche sans que les plantes ne puissent absorber cette richesse (comme une équipe constituée des meilleurs éléments qui ne produiraient pas grand chose). Ces nutriments permettent aux plantes de se défendre contre les agressions externes, ils influent sur la taille et la saveur des récoltes. 📍 Traduction > Rendement, Qualité 🌻 Un sol vivant rend le sol plus perméable en cas d’inondation et retient mieux l’eau en cas de sécheresse. 📍 Traduction > Résilience Des équipes résilientes, produisant avec rendement et qualité, cela vous intéresse? Allons plus loin, et interrogeons-nous sur ce dont un sol a besoin pour être et rester vivant : 1/ De paix… Limiter le labour profond et les engins agricoles lourds, qui compactent le sol et massacrent les vers de terre. En entreprise, une bonne façon de “labourer” les collaborateurs est de les soumettre à des réorganisations successives qui “mélangent” les équipes, mettent tout “sans dessus dessous”, etc… Le labour intensif crée un phénomène appelé “semelle de labour”. Cette couche compacte empêche l’infiltration de l’eau et favorise le lessivage: les nutriments du sol sont charriés par l’eau dans les cours d’eau, pour ne plus jamais revenir. Du “lessivage” d’équipe, en entreprise, cela vous parle ? 2/ Et d’air ! Moi qui aime les paradoxes, celui-ci me plait: 📌 Sur un sol déjà meuble, la meilleure manière d’aérer le sol est de ne rien faire. 📌 Sur un sol argileux et compact, un travail du sol est nécessaire, ce qui signifie… labourer. Jamais intensément, jamais profondément, mais labourer quand même. Il n’est pas exclu que quelques vers de terre y succombent, mais ce labour redonnera vie au sol. D’autres pratiques permettront, au fil du temps, de s’en passer. Car la permaculture a démontré qu’il était possible de changer la nature même d’un sol, avec patience et amour. Si vous avez suivi le parallèle sur le labour/réorganisation en entreprise, vous avez déjà conclu qu’il faut d’abord bien connaître la nature de votre “sol/équipes” avant d’envisager un changement, et de limiter ce changement au strict nécessaire. Pour être exhaustive et conforme aux principes agronomiques : le sol, pour être vivant, a également besoin d’eau et de chaleur. Pour des collaborateurs, l’eau serait la rémunération (nécessaire mais insuffisant). Et la chaleur serait la reconnaissance.
Je salue la décision de la commission européenne de renouveler l’autorisation du glyphosate pour 10 ans. Tout autre décision eut été criminelle. Vous n’y croyez pas ? C’est pourtant vrai. Je vous l’explique dans cet article en vous parlant de Francis, 57 ans, boulanger de son état, et Patricia, 54 ans, son épouse.
Francis a ouvert sa boulangerie il y a 10 ans, en province. Il a investi dans plus de 100 000 € d’équipements, à crédit, pour offrir chaque jour à ses clients le meilleur de son fournil. Il travaille avec Patricia et embauche une serveuse à mi-temps au SMIC, pour assurer une ouverture non-stop de 7h à 20h, 6 jours sur 7. Sa femme et lui travaillent chacun plus de 50 heures par semaine et prennent 2 semaines de congés par an. Une fois les charges et le crédit payés, ils gagnent à eux deux en moyenne 2350€ net par mois (1). Ils sont satisfaits de leur situation, sachant que lorsque le crédit sera terminé, dans 5 ans, ils pourront revendre leur affaire à un bon prix et s’assurer une retraite confortable. Cette retraite est essentielle pour Patricia qui, bien qu’elle ait travaillé toute sa vie au côté de Francis, n’a pas cotisé pour sa retraite.
C’est sans compter le lobby écologiste du “pani-bashing”. Francis utilise depuis toujours les équipements et la farine Monsanpain, il les trouve efficaces et rentables. Or, des scientifiques du monde entier ont prouvé qu’ils sont mauvais pour la santé des boulangers, pour celle des clients, et pour la planète. D’ailleurs, la firme Monsanpain a été condamnée à de nombreuses reprises lors de procès retentissants. Le lobby écologiste explique à Francis qu’il doit renouveler tout son équipement pour investir dans un nouveau type de four et de farine “propres”, avec lesquels il doit réinventer toutes ses recettes, pour produire dans le meilleur des cas 30% de moins qu’aujourd’hui.
Francis s’interroge. Il sait bien que ses équipements ne sont pas idéaux pour la planète. Il a vu trop de ses collègues partir de cancers fulgurants sans atteindre l’âge de la retraite. Lui a toujours eu une bonne santé, il se sent à l’abri. Même si Patricia s’inquiète pour lui, à son âge, opérer un tel changement sans aucune garantie de réussite, c’est tout simplement trop…
Alors il continue comme avant, il tente d’ignorer les remarques agressives de clients “écolo” qui trouvent qu’il ne fait pas d’effort, mais qui sont les premiers à râler lorsque le prix de la baguette augmente de 10 centimes…
Il sait que la commission européenne risque d’interdire l’usage de son four et de sa farine d’ici quelques mois, il ne veut même pas y penser. Il a adhéré à la Fédération Nationale des Syndicats des Entrepreneurs-boulangers Arriérés (FNSEA), les seuls à vraiment défendre ses intérêts auprès des politiques, pour contrer le lobby écolo du pani-bashing.
Surtout qu’il vient d’apprendre qu’une chaîne de boulangerie sud-américaine va ouvrir un magasin à 200 mètres de chez lui. Eux ne seront pas soumis aux règles de la commission européenne, ils pourront utiliser les équipements et ingrédients de leur choix, même ceux que Francis n’utilise plus depuis des années… et ils vendront leur pain 20% moins cher. D’ailleurs, cette même Commission Européenne visant à interdire son outil de travail a signé l’accord de libre-échange permettant l’installation des sud-américains.
Francis est en colère, il a perdu le sommeil, il attend la décision de la commission… Dans le fond, si l’interdiction de ses équipements est votée, il sait qu’il ne pourra pas s’adapter, alors il pense à commettre l’irréparable. Il ne voit pas d’autre solution. Même l’optimisme de Patricia ne suffit plus à le rassurer.
Enfin, la commission a renouvelé l’autorisation de son four et de sa farine pour 10 années de plus. Francis respire. Il continuera comme avant, jusqu’à sa retraite. Il espère que dans 10 ans, l’autorisation sera prolongée de nouveau. Mais le cœur n’y est plus.
Vous trouvez ça absurde ?
C’est exactement la situation que vivent un grand nombre d’agriculteurs grandes cultures. Leurs équipements, leurs rendements, leur savoir-faire et leur modèle économique sont dépendants de l’utilisation du glyphosate. Ils sont endettés, proches de la retraite et travaillent pour un salaire horaire indigne.
Alors, ils disent “On marche sur la tête” et retourne les panneaux de nos villes. Un message fort transmis en douceur (2).
La transition agro-écologique nécessaire pour que l’interdiction du glyphosate soit réaliste n’a pas commencé. Les aides à la conversion AB sont confidentielles et ne servent qu’à alimenter un micro-marché du bio destiné aux cadres supérieurs des grandes villes.
A ce jour, moins de 5% des surfaces agricoles en grandes cultures sont en bio et leurs rendements sont de 24 à 57% inférieurs aux cultures conventionnelles (3). Cet écart de rendement n’est pas valorisé sur le prix de vente puisque le cours des céréales est mondialisé.
Alors que faire pour accompagner cette transition agro-écologique aux bienfaits multiples, pour notre santé, notre planète, pour la gestion de l’eau, la fertilité de nos sols et pour notre résilience alimentaire ?
Pourquoi ne pas offrir aux agriculteurs concernés la sécurité financière, la formation et les débouchés commerciaux adéquats ? Dans un contexte où la moitié des agriculteurs français seront à la retraite d’ici à 2030, voici une occasion de réussir la transmission à une nouvelle génération d’agriculteurs.
Trop cher me direz-vous ? Pourtant, il fut un temps pas si lointain où nos dirigeants savaient décréter le “quoi qu’il en coûte”, ou fermer nos frontières pour nous protéger.
J’ose croire qu’en intégrant les bénéfices écosystémiques de cette transition, il suffirait d’un contrôleur de gestion talentueux pour démontrer la rentabilité future de cet investissement.
Malheureusement, cette volonté politique est absente. Et comme un plan de cette ampleur prendrait au moins 10 ans, il est probable que l’utilisation du glyphosate soit prolongée en 2033. A moins qu’un nouveau désherbant chimique ne soit élaboré d’ici là, vendu au prix fort en solution de remplacement du glyphosate, et qu’il faille 30 années de plus pour prouver la nocivité de cette nouvelle substance…
Sources;
2350€ par mois et par ménage, c’est ce que gagnent en moyenne les agriculteurs céréaliers. Il s’agit de l’un des meilleurs revenus de la profession, qui s’explique principalement grâce aux aides de la PAC. Source : https://reporterre.net/Les-agriculteurs-ne-gagnent-pas-assez-pour-vivre
L’achillée millefeuille, ou Achillea millefolium, est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées. Elle se caractérise par ses feuilles découpées, ressemblant à de la dentelle, d’où son nom « millefeuille ». La plante peut atteindre entre 30 et 80 cm de hauteur et produit des fleurs regroupées en inflorescences en forme de corymbe, généralement blanches ou légèrement rosées, qui fleurissent de mai à septembre.
L’achillée préfère les sols bien drainés et se trouve souvent dans des prairies, des bords de route et des terrains vagues. Elle est présente dans de nombreuses régions d’Europe et d’Asie.
L’achillée millefeuille a des racines dans diverses traditions folkloriques et médicinales. Voici un récit traditionnel basé sur son utilisation et sa signification à travers les âges :
Récit Traditionnel de l’Achillée Millefeuille
Dans la Grèce antique, une légende raconte que le héros Achille, célèbre pour sa bravoure au combat, avait découvert l’achillée millefeuille sur le champ de bataille. Après une bataille sanglante, il vit de nombreux soldats blessés, et, désespéré de ne pouvoir les sauver, il se mit à prier les dieux pour obtenir un remède.
À ce moment-là, une déesse apparut devant lui, portant une couronne de fleurs blanches. Elle lui révéla que l’achillée millefeuille, dont les feuilles finement découpées évoquaient des milliers de petits fragments, avait le pouvoir de guérir les blessures et de stopper les saignements. Elle lui expliqua également que cette plante était sacrée et devait être respectée.
Achille, reconnaissant, cueillit l’herbe et l’apporta aux soldats blessés. À sa grande joie, il vit que les blessures se fermaient et que la douleur s’apaisait. L’achillée devint ainsi un symbole de guérison sur le champ de bataille, utilisé par les soldats pour soigner leurs blessures.
Au fil des siècles, l’achillée millefeuille fut transmise de génération en génération. Les sages-femmes des villages l’utilisaient pour aider les femmes lors de leurs règles douloureuses et pour favoriser la guérison après l’accouchement. Elles la considéraient comme une protectrice des femmes, leur offrant du réconfort et des soins naturels.
Ainsi, l’achillée millefeuille est devenue non seulement un remède efficace, mais aussi un symbole de force, de résilience et de solidarité parmi les femmes, rappelant l’héritage d’Achille et la sagesse des anciens.
Bienfaits pour la Peau
L’achillée millefeuille est également utilisée dans les soins de la peau :
Cicatrisante : Ses propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires en font un excellent remède pour favoriser la cicatrisation des plaies et des brûlures.
Apaisante : Elle peut être utilisée pour soulager les irritations cutanées, les coups de soleil et les démangeaisons.
Tonique : En lotion ou en infusion, l’achillée peut tonifier la peau, améliorant son apparence et sa texture.
Macérat Huileux : Le macérat huileux d’achillée millefeuille permet d’extraire ses principes actifs dans une huile porteuse. Ce macérat est utilisé pour ses propriétés apaisantes et cicatrisantes et anti-rides, idéal pour les gerçures et les peaux matures.
Usages Culinaires
Les jeunes feuilles fraîches peuvent être cueillies au printemps, bien avant la floraison, et ajoutées aux salades, aux soupes ou aux plats de viande pour apporter une saveur légèrement amère et herbacée. En infusion, elle peut être combinée avec d’autres plantes pour créer des tisanes aromatiques. Mon petit secret : un beurre façon maître d’hôtel à l’achillée millefeuille pour accompagner une sole à la poêle… un délice !
Usages Médicinaux et Propriétés
L’achillée millefeuille est reconnue pour ses nombreuses propriétés médicinales, utilisées depuis des siècles dans la médecine traditionnelle. Ses principaux usages incluent :
Anti-inflammatoire : Elle aide à réduire l’inflammation dans le corps.
Antiseptique : L’achillée possède des propriétés antibactériennes et antifongiques.
Régulateur menstruel : Elle est souvent utilisée pour soulager les douleurs menstruelles et réguler le cycle.
Hémostatique : Une des propriétés notables de l’achillée est son efficacité pour stopper les saignements, ce qui lui a valu le surnom d’« herbe aux charpentiers ». Traditionnellement, elle était utilisée pour traiter les coupures et les blessures, favorisant la coagulation du sang.
Sources et Études
Plusieurs études ont été réalisées sur l’Achillea millefolium, soulignant ses bienfaits pour la santé :
Une recherche publiée dans le Journal of Cosmetic Dermatology a souligné son efficacité en tant qu’agent apaisant et réparateur, notamment pour les peaux sensibles et irritées.
Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology a mis en évidence ses propriétés anti-inflammatoires et analgésiques, confirmant son utilisation traditionnelle pour soulager les douleurs.
Des recherches dans Phytotherapy Research ont exploré ses effets sur le cycle menstruel et ses propriétés digestives.
Conclusion
L’achillée millefeuille est une plante aux multiples usages, tant en cuisine qu’en médecine traditionnelle. Grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, antiseptiques, hémostatiques et cicatrisantes, elle mérite une place de choix dans votre pharmacie naturelle et votre jardin. Cependant, il est toujours conseillé de consulter un professionnel de la santé avant d’utiliser des plantes médicinales à des fins thérapeutiques.
Les infusions de plantes médicinales sont une manière délicieuse et ancestrale d’extraire les bienfaits des herbes. Prenez le temps de préparer votre infusion et de la déguster en pleine conscience. Ce moment de reconnexion à soi, à son corps et à la nature contribue à l’expression de la magie des plantes médicinales.
Préparer le Matériel Nécessaire
Pour réaliser une infusion, vous aurez besoin de :
Plantes médicinales sèches (ou fraîches)
Eau filtrée
Une théière ou une tasse
Une passoire (si vous utilisez des plantes en vrac)
Un couvercle (pour conserver les arômes)
Dosage des Plantes
La quantité de plantes à utiliser dépend de la variété et de la puissance souhaitée. En général :
Plantes sèches : Utilisez environ 1 à 2 cuillères à café par tasse (250 ml) d’eau, soit 5 g par litre
Plantes fraîches : Environ 3 à 4 cuillères à café pour la même quantité d’eau.
Personnellement, j’aime préparer un litre d’infusion le matin et la boire tout au long de la journée, encore chaude ou même froide. Ainsi, je suis sûre de prendre une quantité suffisante d’infusion pour en observer les bienfaits et je me régale toute la journée !
Faire chauffer l’eau
Faites chauffer l’eau jusqu’à 85 degrés. Si votre bouilloire ne permet pas de contrôler la température, portez l’eau à ébullition puis attendez 10 minutes. L’eau filtrée est préférable, car elle élimine les impuretés qui pourraient altérer le goût et les propriétés de l’infusion.
Infuser les Plantes
Verser l’eau chaude sur les plantes dans la théière ou la tasse.
Couvrir : Couvrez la théière ou la tasse avec un couvercle ou une assiette pour maintenir la chaleur et les arômes.
Temps d’infusion : Laissez infuser pendant 5 à 15 minutes, selon la plante et l’intensité désirée. Par exemple, la camomille peut être infusée pendant 5 minutes, tandis que le thym peut nécessiter jusqu’à 10 minutes.
Filtrer et Servir
Après l’infusion, utilisez une passoire pour retirer les plantes de l’eau. Vous pouvez sucrer votre infusion avec du miel ou du sirop de plante ou ajouter un zeste de citron selon vos préférences.
Profiter des Bienfaits
Savourez votre infusion chaude ou laissez-la refroidir pour la déguster en thé glacé. Si vous souhaitez obtenir un effet thérapeutique sur un problème aigu (rhume, spasmes douloureux, maux de tête, insomnie), il est recommandé de boire au moins 4 tasses de 250 ml (soit un litre) dans la journée, pendant deux ou trois jours maximum. En cas de persistance ou aggravation des symptômes, consultez votre médecin. Pour un problème chronique, il est recommandé de limiter sa consommation à une ou deux tasses par jour maximum pour éviter d’éventuels effets secondaires.
Précautions et Conseils
Consultation médicale : Avant de commencer toute infusion à des fins médicinales, consultez un professionnel de santé, surtout si vous êtes enceinte, allaitez ou prenez des médicaments.
Stockage : Conservez les plantes sèches dans un endroit frais et sombre, dans des bocaux hermétiques pour préserver leurs propriétés.
Conclusion
Préparer une infusion de plantes médicinales est une pratique simple et bénéfique. En suivant ces étapes, vous pourrez tirer parti des bienfaits des herbes tout en savourant une boisson apaisante. Que ce soit pour un moment de détente ou pour soulager un inconfort, les infusions de plantes sont un excellent ajout à votre routine bien-être.
L’armoise commune, ou Artemisia vulgaris, est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées. Elle peut atteindre jusqu’à 1,5 m de hauteur et se reconnaît à ses tiges dressées, souvent ramifiées, et à ses feuilles profondément découpées, d’un vert foncé sur le dessus et d’un ton plus clair en dessous. Ses fleurs, de petite taille, sont regroupées en inflorescences en épis, avec des teintes allant du jaune au brun. Cette plante fleurit généralement entre juillet et septembre.
L’armoise préfère les sols riches et bien drainés et se retrouve souvent dans des habitats variés tels que les bords de route, les prairies et les zones perturbées.
Usages Culinaires
L’armoise commune est utilisée dans certaines cuisines, notamment en Asie et en Europe. Ses feuilles peuvent être ajoutées aux plats pour apporter une saveur légèrement amère et herbacée. Elle est parfois utilisée pour aromatiser des liqueurs, comme la célèbre absinthe, qui lui confère une note caractéristique. Dans la cuisine traditionnelle, les jeunes feuilles peuvent être utilisées dans des salades, des soupes ou des plats mijotés.
Usages Médicinaux et Propriétés
L’armoise a une longue histoire d’utilisation en médecine traditionnelle. Elle est connue pour ses propriétés digestives, anti-inflammatoires et antioxydantes. Les feuilles et les fleurs sont souvent utilisées sous forme d’infusions, de teintures ou d’extraits. Les principaux usages médicinaux incluent :
Antispasmodique : Elle est parfois utilisée pour soulager les douleurs abdominales et les crampes.
Stimulant de l’appétit : L’armoise peut aider à stimuler la digestion et à augmenter l’appétit.
Régulateur menstruel : Certaines études suggèrent qu’elle pourrait être bénéfique pour réguler le cycle menstruel.
Bienfaits pour la Santé
L’armoise commune est riche en composés bioactifs, notamment des flavonoïdes, des huiles essentielles et des acides phénoliques. Ces substances contribuent à ses effets bénéfiques pour la santé :
Propriétés Antioxydantes : Les antioxydants présents dans l’armoise aident à neutraliser les radicaux libres, protégeant ainsi les cellules du stress oxydatif.
Effets Anti-inflammatoires : Elle peut aider à réduire l’inflammation, ce qui peut être bénéfique pour diverses conditions chroniques.
Soutien au Système Immunitaire : Certaines recherches suggèrent que l’armoise peut renforcer le système immunitaire, aidant ainsi à prévenir les infections.
Usages Rituels
En plus de ses applications culinaires et médicinales, l’armoise commune est également utilisée dans divers rituels spirituels et de purification. Les bâtons d’armoise, fabriqués à partir de tiges de la plante, sont souvent brûlés dans des cérémonies de purification et de protection. Cette pratique, qui remonte à des traditions anciennes, est répandue dans plusieurs cultures, y compris dans certaines traditions amérindiennes et néo-païennes.
Propriétés Spirituelles
Purification : La fumée d’armoise est considérée comme purificatrice, aidant à chasser les énergies négatives et à créer un environnement propice à la méditation et à la réflexion.
Protection : Brûler de l’armoise est souvent perçu comme un moyen de se protéger contre les influences indésirables et les mauvais esprits.
Rituel de Clarté : Dans certains rituels, l’armoise est utilisée pour favoriser la clarté mentale et l’intuition.
Culture
L’armoise commune est relativement facile à cultiver. Elle préfère un emplacement ensoleillé et peut prospérer dans des sols variés, bien qu’elle préfère ceux qui sont légèrement acides à neutres. La multiplication se fait généralement par semis ou par division de touffes au printemps ou à l’automne.
Entretien
Arrosage : L’armoise est résistante à la sécheresse, mais un arrosage régulier favorise une meilleure croissance.
Taille : Pour éviter qu’elle ne devienne envahissante, il est conseillé de tailler les tiges après la floraison.
Protection contre les maladies : Bien qu’elle soit généralement résistante, un bon entretien permet d’éviter l’apparition de maladies fongiques.
Sources et Études
Plusieurs études ont été menées sur l’Artemisia vulgaris, explorant ses effets sur la santé :
Une étude publiée dans le Journal of Ethnopharmacology a examiné les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires de l’armoise, confirmant son potentiel pour aider dans le traitement de maladies inflammatoires.
Des recherches dans Phytotherapy Research ont mis en lumière son rôle en tant que régulateur menstruel, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces effets.
Conclusion
L’armoise commune est une plante fascinante, riche en histoire et en bienfaits. Que ce soit dans la cuisine, pour ses propriétés médicinales, ses usages rituels ou comme plante ornementale, elle mérite une place de choix dans les jardins et les pratiques de santé naturelles. Toutefois, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de l’utiliser à des fins médicinales ou spirituelles.
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